LES MALADIES RESPIRATOIRES :
Origine :
D'origines virales ou bactériennes, nous ne parlerons que de l'origine bactérienne - la plus fréquente due à un mycoplasme. Elle est contagieuse d'oiseau à oiseau. D'autres germes (type colibacilles..) peuvent compliquer l'infection initiale. Ces germes se développent sous des influences extérieures : poussière, ammoniqaue, mauvaise aération, humidité , etc......
Symptômes :
Les poules présentent une respiration ronflante, des râles respiratoires. La maladie s'étend lentement. Chez certains sujets, on peut observer parfois des lésions oculaires avec enflure sous l'oeil et même un véritable abcès de l'oeil qui est entièrement purulent. Plus fréquemment, les troubles respiratoires s'accompagnent d'écoulement nasal, d'éternuements, de larmoiements. Les poules mangent moins, maigrissent; la ponte ralentit, les poulets perdent leur pigmentation. La sous-consommation d'aliment peut amener une absorption insuffisante de l'anticoccidien qui y est ajouté et explique la fréquente apparition de coccidiose.
Traitements :
On fait appel aux antibiotiques à mettre dans l'eau de boisson type érycovil ® (agit sur les mycoplasmes et les colibacilles).
La prévention peut s'appuyer sur trois principes :
- bande unique
- Achat chez un vendeur réputé
- Administration systématique à l'arrivée d'une association anti-infectieuse .
LES PATHOLOGIES DIGESTIVES :
Origines :
Les pathologies digestives sont d'origine multiples : infectieuses, parasitaires, alimentaires. Elles se manifestent souvent par des diarrhées de différentes couleurs en présence ou en l'absence de sang. Ainsi, dans le cas des coccidioses, on observe une diarrhée souvent sanguinolente. Les infections bactériennes sont souvent qualifiées de typhose. Elles sont consécutives à l'infection par différentes salmonelles, mais aussi à la présence de colibacilles. Certains vers parasites comme les ascaris ou les capillaires sont à l'origine de pathologies digestives. A prendre en compte aussi les causes alimentaires, de nombreux sous-produits de la consommation familiale pouvant être mis à la disposition de ces animaux.
Symptômes :
- Coccidiose : Le poulet est triste, ébouriffé et présente une diarrhée sanglante
- Parasites type Ascaris, Hétérakis,Capillaire,Ténias : Baisse de la ponte, ralentissement de la croissance des jeunes. Les volailles porteuses de vers ont en général de la diarrhée, souvent jaune et mousseuse.
Traitements :
On utilise contre les vers des antiparasitaires dans l'eau comme le lévamisole ( Capizol ® ).
Le traitement des coccidioses repose sur un antibactérien comme la Volacrine Sulfa ®
L'ALIMENTATION :
Beaucoup d'accidents proviennent d'une alimentation incorrecte. Pour grossir, donc fabriquer des muscles, pour pondre, donc fabriquer des oeufs, les volailles ont besoin de protéines. Les céréales n'en contiennent pas assez en quantité et en qualité.
En liberté, les volailles trouvent insectes, limaces, vers et leur alimentation semble équilibrée. Enfermées, les problèmes se posent : croissance lente, ponte dérisoire, picage. La solution consiste à fournir des protéines : viande, poisson, tourteaux ou aliment complet.
Les vitamines et les minéraux sont indispensables : s'ils manquent, il y baisse de la production de viande ou d'oeufs, faiblesse des pattes, des doigts.
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LA MYXOMATOSE
Transmission :
La transmission se fait principalement par piqûre d'insectes (moustiques = lapin sauvage, puces =lapins domestiques ) rarement par contact direct ( écoulement nasal, oculaire ). On note une recrudescence de la maladie, selon les années à partir d'avril à juin . L'incubation dure de 3 à 5 jours
Symptômes :
Deux formes clinique de la maladie existe :
- La forme cutanée classique, rencontrée le plus souvent dans les élevages de type traditionnel. Elle peut s'exprimer en trois phases :
- Phase oculaire : oedème de la tête, conjonctivite,larmoiement, pus..........
- Phase d'état : (en 2 à 3 jours ) : les organes génitaux sont touchés (oedème ,rougeur, nécrose......)
- Phase terminale : Nodules sur tout le corps (surtout sur la face autour des oreilles )
- La forme respiratoire plus fréquente dans les élevages de type industriel (Rhinite,conjonctivite,atteinte pulmonaire).
Prévention :
L'idéal est de pratiquer la vaccination dés le début du printemps avec un rappel en juin - juillet.
L'immunité n'est pas transmise des mères aux lapereaux, la vaccination des reproducteurs est donc utile à l'âge de 2 mois.
- Il existe deux types de vaccin :
- Vaccin hétérologue (virus du fibrome de shope ) type Lyomyxovax ® qui peut être utilisé pour les petits élevages (10 doses ). Rappel tous les 4 mois .Ne pas vacciner en dessous de 3 semaines et en milieu contaminé. La protection par ce vaccin n'est pas totale.
- Vaccin homologue (virus de la myxomatose atténué ) Dervaximyxo SG 33® . Protection efficace mais réservée aux élevages importants (40 doses). Ne pas vacciner en primovaccination ( utiliser un vaccin hétérologue pour cela ). Protection efficace.
- Environnement :
- Soigner l'hygiène des clapiers
- Désinfecter les clapiers au moyen d'une solution de formol à 2 à 3 %.
- Eviter d'alimenter avec de la verdûre fraîche ( Attire les insectes )
- Lutter contre les insectes : insecticides, moustiquaires , papiers collants
- Abattage et destruction des cadavres
Curatif :
A titre curatif on peut utiliser Myxolisine ® qui est une solution buvable homéopathique
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